Histoire de la Coupe du monde : 1998 – La révolution française

Portée par Zinedine Zidane et une génération dorée de joueurs, la France réalise enfin son rêve de Coupe du monde en 1998 en battant le Brésil en finale.

L’HISTOIRE

En 1998, après 60 ans d’absence, la Coupe du monde revient en France, son pays d’origine. Imaginée par deux nobles Français, Jules Rimet et Henri Delaunay, la Coupe du monde a été organisée pour la première fois en Uruguay en 1930 et n’a eu lieu en France, le pays dans lequel elle a été glorieusement conçue, qu’en 1938, pour la troisième fois. Au cours des décennies suivantes, la Coupe du monde n’a cessé de gagner en importance, en prestige et en popularité, à tel point que la compétition de 1998 en France, avec ses centaines de millions de téléspectateurs dans le monde entier et ses nombreux sponsors, ne ressemblait en rien à l’humble tournoi de 1938, organisé pour la première fois sur le sol français.

La France dispose d’une équipe passionnante, riche en talents de classe mondiale – Zinedine Zidane, Lilian Thuram, Didier Deschamps et Marcel Desailly, pour n’en citer que quelques-uns – et l’on s’attend à ce que les Bleus parviennent enfin à remporter la Coupe du monde. En fin de compte, Zidane et ses coéquipiers ont tenu parole, écrasant en finale une équipe brésilienne dangereuse menée par Ronaldo. Le pays a fêté l’événement en beauté avec plus d’un million de supporters qui ont dansé toute la nuit sur les Champs-Élysées en chantant les paroles immortelles de l’hymne national, La Marseillaise : “Notre jour de gloire est arrivé”. Après 68 ans d’attente, la France, le pays qui a légué la Coupe du monde au monde entier, est championne du monde et la coupe est enfin revenue “à la maison”. Et quelque part, Jules Rimet et Henri Delaunay souriaient. Portée par Zinedine Zidane et une génération dorée de joueurs, la France a enfin réalisé son rêve de Coupe du monde en 1998 en battant le Brésil en finale.

FORMAT DU TOURNOI

L’expansion de 24 équipes en 1994 à 32 en 1998 a entraîné un nouveau format, le terrain étant divisé en huit groupes de quatre et les deux premiers de chaque groupe étant qualifiés pour le deuxième tour.

LA FINALE

Avec un Ronaldo loin d’être au mieux de sa forme (nous y reviendrons plus tard), la France écrase le Brésil à Saint Denis, dictant le rythme du jeu et se jouant de la fragile défense brésilienne. Zinedine Zidane a été à la hauteur de l’événement et a confirmé son statut de meilleur joueur du monde. À la 27e minute, un Zizou libre de tout marquage marque d’une tête majestueuse sur un coup de pied de coin d’Emmanuel Petit pour donner à la France une avance de 1-0. Alors que le Brésil est sur la défensive, l’attaquant français Stéphane Guivarc’h laisse passer une belle occasion de marquer. Mais la France ne se laisse pas faire. Juste avant la mi-temps, Youri Djorkaeff délivrait un dangereux coup de pied de coin dans la surface, que Zidane reprenait de la tête pour tromper le gardien brésilien Claudio Taffarel.

Les Brésiliens, stupéfaits, n’ont pratiquement pas inquiété la défense française en deuxième mi-temps, incapable de se créer une occasion de but digne de ce nom avec un Ronaldo dans un état de zombie. Lorsque le défenseur français Marcel Desailly est expulsé pour une horrible faute sur Cafu à la 68e minute, il semble, pendant le plus bref des instants, que le Brésil pourrait avoir un nouveau souffle. Même en jouant à court d’un homme, la France a continué à donner le ton, dominant la possession du ballon avant de sceller la victoire par un but à la 90e minute. Patrick Vieira a ouvert la défense brésilienne et fait une passe à Petit – une épine dans le pied du Brésil pendant tout le match – qui a marqué sur une échappée claire pour porter le score à 3-0.

Humiliés et gênés, les joueurs brésiliens baissent la tête de honte tandis que le capitaine français Didier Deschamps récupère le trophée de la Coupe du monde sous un tonnerre d’applaudissements de la foule émue du Stade de France.

 

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